Alors que la presse spécialisée, les promoteurs évènementiels, les milieux sportifs ‘’autorisés’’ et non moins ‘’attentionnés’’,…affichent un satisfecit général comme si dans ce bas monde rien ne c’était passé. Comme si le mouvement pédestre était béni des dieux au point de marcher sur l’eau. Il n’en serait pas de même au regard des inquiétudes formulées par des organisateurs de plus en plus nombreux à témoigner sur la toile du net. Le forum des atermoiements offre un sérieux contraste qui se fait l’écho des difficultés diverses rencontrées sur le ‘’terrain’’. La sacro sainte quête aux bénévoles en occupe une place de choix. Elle prouve que dans ce domaine de la main d’œuvre ‘’non lucrative’’ la crise du bénévolat est profonde et ne cesse de progresser. Mais là aussi ; ‘’circulez, il n’y a rien à voir’’…Bienvenue au monde des autistes.
Une crise financière suivie d’une crise économique puis d’une crise sociale sont venues bouleversées la quiétude d’un panorama ancré peut-être dans un excès de confiance, frappant de plein fouet tous les secteurs d’activités. L’impact est d’autant plus important qu’il s’inscrit dans la durée au risque d’engendrer à terme des inégalités. La sélection n’en sera que plus impitoyable (on ne prête qu’aux riches). Déjà les conséquences se font sentir dans la recherche du sponsoring qui se fait dès plus délicate auprès d’un partenariat de plus en plus frileux. Comptons sur l’optimisme mesuré des organisateurs pour limiter la ‘’sanction’’ à une simple mise à pied.
Quand la politique s’en mêle, ça ne présage rien de bon et pour cause ! Le débat est animé : refonte des collectivités territoriales, réforme des finances,….Aïe ça fait mal ! De ce côté-là, il n’y a pas de grandes illusions à ce faire. D’une manière ou d’une autre la réforme des collectivités se fera. Reste à savoir qu’elle en sera son emprise sur les compétences de celles-ci. Plus ou moins amoindries et prisonnières de ces nouvelles lois cadres, elles ne pourront plus comme par le passé subvenir au même niveau de financement dont bénéficiait le mouvement associatif. Elles devront faire des choix et parfois tailler dans le vif. Les subventions de fonctionnement des associations ou clubs, les dotations pour les manifestations vont connaitre un sérieux coup de frein si ce n’est pour certaines un arrêt définitif. Les collectivités territoriales aussi, verseront leur obole dans cette mise à pied. Dans un tel contexte les petites organisations plus fragilisées resteront elles sur le bord de la route ?
Comment après une telle accumulation de désordres le mouvement pédestre pourrait-il être épargné ? Même une simple mise à pied (au demeurant inévitable) instaurera de nouveaux équilibres entre milieu rural et milieu urbain, entre courses sur route et courses natures.
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