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LE TACO A 30 ANS (4) ... 6 Mai 2018

          Au top de nos meilleures anecdotes, nous coucherons cette nuit auréolée à Marvejols, lors du 20ème semi marathon Marvejols – Mende en 1992. Une séquence digne d’un court métrage “nocturne dans un hôtel sans étoile“. Veille de course le TACO investit ses 5 chambres enveloppées dans une atmosphère épouvantable, d’odeurs nauséabondes, nécessitant l’achat précipité d’une bombe aérosol désodorisante. La literie est tendance “crado“ ; draps déchirés, percés de trous de cigarettes, parsemés de poêlées filandreuses, imprimés de tâches douteuses ! L’hôtel dépourvu de literies de substitution, la pseudo direction diligente un envoi massif vers une laverie express. Nous les récupérerons le soir dans des sacs plastiques posés devant nos portes avec la contrainte de faire nos lits ! Nous sommes en plein délire !!! Le burlesque nous attend le lendemain matin. L’hôtel se situant à proximité du départ (4000 coureurs), les toilettes du RDC sont prises d’assauts, par les concurrents, occasionnant des coupures d’eau en étages.. L’absence de débit nous prive de douches et d’un toilettage le plus sommaire. Résignés, nous nous dirigeons vers le départ en l’état ! A corps défendant, on fera “blanchir“ partiellement la note de ce gourbi. Si près de la Bête du Gévaudan pas étonnant que nous soyons tombés sur un loup ! (Michel Jouin & Co).
 
          Nous sommes le 2 Juin 2000 aux Relais de Saint Antonin Noble Val. Depuis le départ le TACO caracole en tête, à l’approche du 5ème et dernier relais nous comptons plus de 5’ d’avance sur l’US Montauban. Ce dernier relais est le plus court et le plus facile ; une petite boucle de 7 km en aller-retour sur les berges de l’Aveyron, bordé d’un petit bois. Une formalité pour notre dernier relayeur Euphrem Herimalala dit “Himalaya“ qui passe au 2ème km avec 5’40’’ d’avance. Sur l’aire du PC course, point névralgique de tous les départs/arrivées, les TACO piaffent d’impatience au départ du parcours commun ; bon sang que c’est long, beaucoup trop long… La surprise est au débouché du pont, l’US Montauban devance “Himalaya“ d’une trentaine de secondes ! Le regard sombre le TACO se lance dans une poursuite inutile et termine désuni à 20“ des vainqueurs, sans photos finish, sans accolades ; l’ambiance est explosive ! Comment a t’il pu perdre plus de 5’ en moins de 5 km ! Fermé dans son mutisme “Hymalaya“ ne pipe pas mot. Nous perdons la course en se privant d’un nouveau record de l’épreuve que nous étions entrain d’établir. Au moment du repas, André Tabary l’organisateur, aborde Michel Jouin en apartheid : “Michel, il n’a pas un problème ton gars ?“ – “Non, pourquoi ?“ – “Il nous a raconté que dans le bois, ’il s’est fait attaquer par des brigands“ – “Hein !!!!“… et le fou rire d’envahir les deux compères devant des TACO dépités et interloqués. Nous avons perdu à cause d’une agression !!! Imaginons une telle aliénation aujourd’hui, la fake news nous ferait lire ; “un runner s’exfiltre de zadistes dans un bois“. (Euphrem Herimalala).
 
“         Laisses pisser ce n’est pas grave“, c’est bien ce qui c’est produit lors d’’une édition de “La Translauragasie“ (Revel – Saint Orens). Notre équipe TACO 2 a perdu un podium pour une absence à un passage de relais causée par un arrêt pipi prolongé de 2’, notre relayeur restant introuvable. L’anecdote ne retiendra que le nom du coureur impliqué : “Robinet“ de son prénom Jean Paul, de là à dire qu’il a fuité…
 
          Dans des circonstances à peu près similaires, un passage de relais a faillit nous coûter la victoire aux “Crêtes de Lomagne“. Avec un 3ème relayeur étrangement introuvable ; mais récupéré in extrémis. Assis sur une murette et lointain aux circonstances de course, il avait déballé tout son attirail de pédicure. Notre podologue s’était mis à l’abri des regards s’’abandonnant à l’entretien de ses doigts de pieds. Méditait-il à la réincarnation de l’ongle ? Propulsé par un violent choc d’un gros orteil à son postérieur, nous avons sauvé l’essentiel…. et tant pis pour ses hémorroïdes ! (Roger Michel).
 
          Il fut un temps ou nous avions dans nos rangs, un coureur d’essai de… chaussettes ! Comme les pilotes de formule 1 qui essaient les pneumatiques, lui faisait son “warm up“ en testant ses chaussettes à l’échauffement. Il n’était pas rare de le voir en changer au moment du départ pour des mieux adaptées ! Cela nous a valu quelques passages de relais épiques, rocambolesques ; de quoi faire “fumer“ plus d’un équipier comme faire sentir le caoutchouc à un pneumatique. Mais nous lui reconnaitrons ce don d’être un expert filaire en “soie“, d’avoir cette fibre, cette capacité de faire le différentiel entre synthétique et polyamide… c’est vraiment coton ! Même un mouton y perdrait sa laine. (Bruno Andres).
 
          D’autres anecdotes ont émaillé nos 30 ans. Venir sur un 10 km avec deux pieds droit et courir avec ses chaussures de ville, ou l’art de courir à côté de ses “pompes“. Depuis ce jour là, il n’arrête pas de tourner en rond. (Jean Claude Fauroux).
 
          Quand l’intox de la controverse systématique s’invite à tous nos repas à nous couper l’appétit. Nous avons moult fois subi cet indigeste face à face entre le gentil coureur écolo végétarien et le méchant coureur lambda carnassier : “Tous les matins au petit déjeuner, je mange des carottes crues, comme les lapins“ – “Moi les lapins, je les mange !“ (Roger Michel et Richard Lascours).
 
          La vision “cathare acte“ le rendu d’une suffocation. Le moucheron fortuitement avalé dans la descente de Montségur se transforme en libellule en échouant dans la lunette des chilotes (Christian Arbus dans apnée oculaire au Tour de l’Ariège).
 
          Facteur, même déguisé en coureur à pied, sous ton débardeur tu restes un facteur à te faire pincer les mollets par tous les “clébards“ que tu croises. Même ton regard en chien de faïence ne t’affranchira pas de cette hargne canine. (Christian Legendre notre Royal Canin).
 
Ces anecdotes sont le bric à brac de notre histoire.
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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