TOULOUSE AUCAMVILLE COUREURS OCCITANS
Un Team, une Identité, un Etat d'esprit
Adresse
Téléphone
Connexion

C’ÉTAIT HIER (N°1)...1er Avril 2020

         

        En cette fin mars, période de renouveau saisonnier, à l’approche d’un Printemps pas comme les autres ; nous sommes en plein cœur de cette pandémie Covid 19. C’est l’arrêt total, plus d’entrainements, plus de courses, plus de résultats….plus de vie sociale ! Depuis 15 jours nous sommes confinés dans ce SAS d’une nouvelle ligne de départ qui nous libérera plein soleil. Quoiqu’il advienne, il y aura un avant et un après Covid 19. Il va nous falloir, que tous ensemble nous réinventions le lien social. Nous y aurons toute notre place et en attendant que celui-ci s’infuse ; notre rubrique “ONLINE“prend le relais faisant salon de thé sur “c’était hier“.
 
ONLINE. Toulouse et la course à pied. “Je t’aime moi non plus“, une longue histoire d’incompréhensions, de malentendus ont alimenté les rapports entre le mouvement pédestre et les pouvoirs publics. Le principal motif de désaccord s’articulait sur la mise en cause de l’utilisation de la voie publique par la course à pied ; des éléments de langages poussant jusqu’au refus de l’octroyer. Le running dans la cité en a pâti au moment ou celui-ci était en plein essor. Au point de se poser des questions sur les réelles intentions des pouvoirs publics à l’encontre des épreuves urbaines en optant pour des positions contraires à une liberté de courir, défendu par le Mouvement Spiridon
Il faut savoir que dans les années 80/90, il y avait dans Toulouse pas moins de 8 épreuves intra-muros. Elles ont toutes connues un certain succès, même si il n’était pas rare de voir les participants courir dans la circulation, au milieu des gaz d’échappements. Il n’était pas rare aussi, de voir les signaleurs faire le coup de poing devant les refus d’obtempérer d’automobilistes excédés ; à cette époque là être signaleur était un métier à risque.
 
Commençons par la doyenne, Les 20 km de Toulouse montrait la voie en septembre 1980, placée sous le parrainage de Michel JAZY (coureur de classe mondiale, meilleur demi fondeur français), avec un départ/arrivée Allées Jean Jaurès. Par la suite, il déménagera Boulevard Lascrosses et deviendra en 1992 Le semi-marathon de Toulouse, succès aidant il frôlera les 3000 partants. Aujourd’hui il est relégué, pour ne pas dire cantonné entre périphérique et Sept Deniers. Avec une référence “ville de Toulouse“, au seuil de ses 40 ans et de son prestigieux passé, il n’est pas à sa place et mérite beaucoup mieux qu’un déversoir autoroutier.
 
La première course étudiante apparait le 2 Décembre 1984 Les 10 km de N’7 (ENSEEIHT école d’ingénieurs électronique) s’était inscrite dans la durée. L’amphi et la Place Saint Aubin seront les repères de cette atmosphère estudiantine “zélée“ vers le futur. L’absence de rotation par les promotions suivantes dans la relève de son équipe dirigeante a inexorablement entraîné à sa disparition.
 
Le 9 juin 1985 apparait la première épreuve en relais du département Le relais des berges de la Garonne organisé par le Comité de Défense des Berges de la Garonne. Par équipe de 3 coureurs, le parcours empruntait les Quais de Tounis et la Prairie des filtres, à part le second relais qui s’enfuyait vers les coteaux de Pech David. Il y régnait une ambiance de kermesse “baba cool“ avec la Fanfare de l’école des Beaux Arts, pour accompagner son côté Larzac (référence à la lutte des paysans contre l’extension du camp militaire) entre saveurs et odeurs…. la lampe d’Aladin n’était pas loin. La course ne durera que le temps du combat, mais c’est grâce à eux que nous avons sauvegardé ce bel espace dans sa physionomie actuelle du Port de la Daurade et de ses quais.
 
Quinze jours plus tard, c’est au tour du Marathon de Toulouse de prendre vie le 23 juin 1985. Commence alors une longue saga parsemée de péripéties frisant l’abracadabrantesque, nous étions loin d’une référence en matière d’organisation. En quelques éditions il est passé: d’un départ sur le Pont Garigliano avec arrivée devant la piscine Nakache, pour finir s’encastrer Place de l’Europe (anciennes places d’armes des Casernes Compans et Caffarelli) sur une boucle de 14 km à parcourir 3 fois. La version originale du Marathon de Toulouse aura connu moult épisodes et changements de parcours sans jamais trouver la bonne mesure.
En Octobre 2007, dans sa version remasterisée il devient Marathon de Toulouse Métropole en affichant une nouvelle organisation et un changement de parcours empruntant les communes du Nord Est toulousain. En 2016 il se recentre sur Toulouse intramuros ; après quatre nouvelles éditions et deux changements de parcours et de scénaries, il n’a toujours pas su convaincre.
 
Neuf ans après le “Relais des berges de la Garonne“, le 4 juillet 2004, La Toulousaine Odyssea première course exclusivement réservée aux femmes prenait site en installant son village arrivée/départ Place Saint Pierre. Aux abords du Port de la Daurade et de ses quais, elle ravivera ces lieux emblématiques. La boucle de 4 km à parcourir une ou deux fois (8 km) passera au plus près ; Place Esquirol, Rue Alsace Lorraine, Place du Capitole et retour à Saint Pierre. Le rose en couleur labellisée rassemblera 349 concurrentes sous la houlette de Laurence Mingaud son organisatrice et cheville ouvrière d’une fabuleuse histoire du courir au féminin.
 
 
L’essentiel n’est-il pas de garder …
                                                        L’envie au cœur !
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

© Siège social : Mairie. place Jean Bazerque. 31140 AUCAMVILLE.  Téléphone : 05 61 70 48 62 / 05 62 16 17 34
Adresse postale : BP 80213 AUCAMVILLE. 31142 SAINT - ALBAN Cedex.