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RAS LES SOCQUETTES...24 Avril 2021

RAS LES SOCQUETTES...24 Avril 2021
Une année vient de s’écouler, un bien triste anniversaire pour les communautés de bipèdes. Que l’on soit coureur ou organisateur nous sommes tous plongés dans un corridor qui nous projette en silhouettes furtives dans la pénombre d’un lendemain indécis. Une pénombre synonyme de solitude ; jamais dans l’histoire de la course à pied nous nous sommes sentis aussi seuls. Par le passé et à bien des égards, nous avons été confrontés à des situations pénibles et conflictuelles qui nous ont obligé à réagir ; mais ’à cette époque-là nous n’étions pas seuls. Le Mouvement Spiridon et l’ANCPHS (Association Nationale des Courses Pédestres Hors Stade) se posaient en porte-voix de tous les acteurs de la course à pied (coureurs, organisateurs et associations) ; se faisant entendre non sans un certain succès auprès des institutions et pouvoirs publics. Victimes de l’usure du temps, ces deux organisations ont pratiquement disparu, faute de relève dans leurs structures au niveau national.
Aujourd’hui à “ras les socquettes“ nous en payons les conséquences, le mouvement pédestre livré à lui même ne peut que mesurer le vide qui l’entoure. Seul l’écho du mauvais vent nous souffle à l’oreille que nous sommes “mal barré“. L’on pourrait se dire, peut être que la FFA…. Mais voilà, ce surplus n’est pas dans ses bagages d’obligations morales, tant encombrés par d’autres priorités, défis à relever. Au seuil d’une Olympiade stressante, son échéancier arrive à terme avec la sélection de ses athlètes et équipes qui composeront le Team France aux prochains Jeux Olympiques de cet été à Tokyo. Puis ce sera la longue marche participative (amputée de l’année Covid) vers les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Plus rien ne ce passe, comme si le running était ligoté dans une torpeur, otage de tous ses maux. Très très peu de réactions si ce n’est en fin février, ce discret lancement d’un collectif évènementiel sportif outdoor. Un sursaut qui a le mérite d’avoir obtenu l’appui des principales fédérations concernées par ce sauvetage de nos manifestations de plein air (Athlétisme, Cyclisme, Triathlon), à suivre …
Depuis le 16 mars, nous entamons une seconde boucle diabolique qui pour nombre d’organisateurs est synonyme d’annulation de leurs épreuves pour la deuxième année consécutive ! Comme s’accorde à le répéter en boucles (elles aussi) les voix  monocordes de la “résistance“ ; nous serions en guerre parait-il ! Les propos fusent en boulets de canons à qui veut les entendre au-dessus d’un running qui n’a que la fleur au fusil. Le combat est inégal, et lorsque cette lutte désarmée sera terminée, sur ce champ de bataille déserté, nous en ferons l’état des lieux. Ne restera plus qu’à relever les cadavres de nos courses ; combien d’entre elles auront disparues après deux années consécutives d’annulations, jusqu’à “ras les socquettes“ ?
C’est sûr et certain l’après Covid ne ressemblera en rien à son avant ; nous pouvons dores et déjà en deviner les contours, ce à quoi ressemblera demain et du ce à quoi nous en tenir. Une persistance des contraintes liberticides “étoffées“ de carcans règlementaires plus stricts, élaborés par des Fédérations sportives (FFA) reconnues d’utilité publique.
 Courage aux fédérateurs, aux promoteurs d’un running de grands espaces, le pire est peut-être à venir avec de nouveaux obstacles délétères. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augures, il faut voir la vérité en face, tous les indicateurs sont en mode vigilances météo. De concert à nos difficultés organisationnelles, d’autres acteurs primordiaux du running sont dans la même panade, qu’ils soient d’ordre privé ou associatif. Pour les premiers nos partenaires de sponsoring (PME, enseignes de distribution, commerçants, artisans…) leurs situations économiques et sociales se sont sérieusement dégradées ; ce qu’immanquablement va réduire d’autant ; dons financiers, prestations diverses, voire le fatal : les supprimer ! Pour les seconds, se sont tous ces bénévoles qui ont la particularité d’être “gratos“ et dispo à souhaits, bien souvent venus d’horizons associatifs différents. Eux-mêmes impactés par la rande dérive, leurs rangs se sont sévèrement clairsemés, jusqu’à “ras les socquettes“.
Ces pertes en ressources humaines et financières mettent en danger tous nos équilibres, voire même l’existence de nos courses. Contrairement à ce que nous pourrions penser en termes organisationnels ; les “grosses“ épreuves sont dans un contexte autrement délicat et ont beaucoup plus à perdre que les épreuves dites “petites“. Les marathons de Bordeaux et de Toulouse en ont fait la triste expérience ; faute de bénévoles suffisants (signaleurs), ils ont  dû faire appel à des agents de sécurité privé pour palier à ces manques. Une carence sécuritaire lourde de conséquences ; un surcoût financier qui a “plomber“ les trésoreries. Quant à l’avenir de ces deux colosses aux pieds d’argiles….
 
 
L’essentiel n’est-il pas de garder …
                                                        L’envie au cœur !
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

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